Plantes exotiques envahissantes

La prolifération des espèces exotiques envahissantes est une des premières causes de la perte de biodiversité.

Une espèce exotique est une espèce présente en dehors de son aire de répartition naturelle.

Une espèce exotique est envahissante lorsqu’elle prolifère et produit des changements significatifs sur les écosystèmes.

Cala dit, les espèces exotiques n’ont donc pas toutes un caractère envahissant.

En France, on compte 4640 espèces végétales. Environ 10 % sont des espèces naturalisées (exotiques ayant un caractère plus ou moins envahissant). Ces espèces proviennent d’introductions volontaires (à des fins ornementales) ou involontaires (transportées par les voies de communication).

Plusieurs conséquences sont liées à la présence de plantes exotiques envahissantes :

-          une baisse de la biodiversité végétale (car plus compétitives que les plantes indigènes)

-          elles peuvent avoir des conséquences sur la faune (quelques exemples existent pour les oiseaux ou poissons)

-          elles peuvent perturber certaines activités (pêche, loisir nautique...)

-          certaines espèces engendrent des problème de santé publique (pour l’Ambroisie par exemple)

 

En Indre et Loire, les principales plantes envahissantes sont : les jussies qui sont probablement les espèces les plus répandues et les plus connues.

On retrouve également régulièrement les Renouées exotiques en bord de berge ou sur des terrains remaniés. Sur les grands cours d’eau, le paspale à 2 épis  ou les Aster sont très fréquemment rencontrés.

 D’autres espèces commencent à envahir notre département comme la Myriophylle du Brésil, la Balsamine de l’Himalaya ou l’Egeria.

 

Pour ce qui est de la gestion, la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles (FDGDON) et la Fédération de pêche d’Indre et Loire pour la pêche et la protection du milieu aquatique  ont mis en place dans le département d’Indre et Loire une collecte d’information sur la présence d’espèces exotiques envahissantes. Ainsi, les piégeurs et les techniciens de rivières sont les acteurs de terrains qui recueillent l’information. Ensuite la Fédération de Pêche alerte les collectivités sur la présence de ces espèces et leur propose différents types d’interventions.

 

Les 2 principaux modes de gestions des plantes envahissantes sont l’arrachage manuel pour les petites surfaces et l’arrachage mécanique pour des surfaces plus grandes.

 

Dans le département seules la Myriophylle du Brésil ou les jussies ont fait l’objet d’une telle intervention (sur les boires des grands cours d’eau notamment ou sur des petits cours d’eau comme la Ruisseau de Saulay par exemple).

Un certain nombre de précautions sont à prévoir avant les travaux pour éviter la dispersion en dehors du site impacté et être le plus efficace possible.

 

Les résultats des différentes interventions sont très variables mais dans tous les cas, la première opération n’est pas suffisante, il faut annuellement reprendre les arrachages qui s’avèrent souvent moins importants lors des années qui suivent.

Néanmoins, l’investissement financier est lourd et est à envisager sur plusieurs années.

 

Quelques remarques et conseils :

-          Il n’existe pas de solution miracle

-          les herbicides sont inefficaces et la plupart du temps, interdits sur les milieux sur lesquels les plantes envahissantes sont rencontrées

-          Il faut agir rapidement pour avoir une chance d’éradiquer l’espèce ou de la gérer à moindre coût

-          Il faut proscrire le fauchage des jussies par exemple qui participe à sa propagation (puisque c’est une plante qui se reproduit par bouturage)

Une plaquette d’information est téléchargeable (voir ci-dessous plaquette jussie) ou disponible au siège  de la Fédération de Pêche d’Indre et Loire .

 

Fichier attachéTaille
plantesenvahregioncentre.ppt1.2 Mo
listeplantesenvah.ppt6.25 Mo
plaquette jussie.pdf1.53 Mo